Historique du village


BEAUVOISIN


Petit village adossé au flanc nord de la  Costières,
 dans un  écrin de verdure ,contemple la plaine du Vistre, Nimes sa voisine  et joui  d'un point de vue remarquable.

    * Au Nord : Nîmes, les garrigues Nîmoises et le massif des Cévennes.
    * Au Sud : La petite Camargue, la Camargue et la mer Méditerranée.
    * A l'Est : Le village voisin de Générac , la vallée du Rhône et le Mont Ventoux.
    * A l'Ouest : Montpellier et l'Hérault jusqu'au Pic Saint Loup et au causse du Larzac

 

 

En 1143, Pierre de Beauvoisin est témoin de la donation par Pons-Guilhem de ses terres de francavallis à l'abbaye de Franquevaux. Puis en 1145, Bernard Raymond de Beauvoisin est témoin de l'acte de Bernard Aton IV en faveur des foires de Nîmes. Pour garder ses juridictions, Rostaing III de Posquières rachète en 1146 à Bernard Aton la dot de sa mère Ermessinde contre 98 marcs d'argent du poids de Saint-Gilles, c'est à dire la justice des châteaux de Beauvoisin, Calvisson et Marguerittes et le pouvoir d'exiger serment de fidélité de tous leurs habitants.

 

Les brigands cathares ou albigeois occupent le castrum de Belote. En 1197, Raymond VI comte de Toulouse l'assiège et le délivre.Un accord est passé en 1198 entre l'abbé de Franquevaux et Guillaume de Cazellis, prévôt du chapitre de Nîmes et prieur de Beauvoisin sur les limites de leurs territoires respectifs. Plus tard, le prieur Pierres du Besset assure un concordat entre le seigneur et les habitants de Beauvoisin par lequel on lui accorde un treizième de la dîme. Le dénombrement de la sénéchaussée de Nîmes, organisé en 1384, révèle 9 feux au village de Bellovicinum, c'est à dire environ 50 habitants. La réparation du subside (impôt) au roi Charles VI mentionne l'ecclésia de Bellovicino, celle à Charles VII, en 1437, cite Belvoysin.

 

 

Dans les actes du notaire Ursy à Nîmes on trouve cité le prieuré Saint-Thomas de Beauvoysin. Dans les actes du même notaire, en 1575, le village est appelé Beauvoisin.

En cette fin du XV ème siècle, Beauvoisin adhère presque totalement aux idées de la Réforme. Jusqu'à la révocation de l'Edit de Nantes en 1685, la commune sera gouvernée par des consuls protestants. De cette période, on retiendra la volonté des élus d'assurer la formation des enfants du village. Il existe en effets des contrats de précepteurs engagés pour cette fonction. Les troubles de l'après Edit de Nantes n'épargneront pas Beauvoisin. Des assemblées interdites (desert), organisées autour du village seront réprimées. Les camisards investiront la commune en 1704, y brûleront l'église et feront des victimes parmi la population.


A la révolution, le village occupe le territoire au pied du château, entre la rue de la poste, la grand rue, la rue pavée et la rue du jeu du mail. Les cultures vivrières surtout (blé, orge, oliviers) sont essentiellement dans la plaine. Les costières, appartenant pour majeure partie a l'abbaye de Franquevaux, sont couvertes de bois, au milieu des quels on trouve quelques mas comme Listerne ou Sainte-Colombe. La vente de ces biens, devenus biens nationaux, à quelques propriétaires beauvoisinois et leur défrichement, vont amorcer l'essor de l'agriculture qui a modelé le village d'aujourd'hui.
 Démographie
Évolution démographique

  Date       1962     1968     1975     1982     1990     1999
Nombre     1 553     1 580     1 502   1 901    2 706    3 133

  * Le Château fut construit à partir de 1067. Il aurait, à l'instar du château de Générac, appartenu aux Templiers.
    * Le temple est quand à lui construit en 1834 sur les ruines de l'église.
    * L'horloge et la mairie, qui contient à l'époque l'école, sont également édifiées dans cette première moitié du XIXe siècle.

Le marcheur Beauvoisinois Le marcheur Beauvoisinois